Au secours ! la Syrie revient
La Syrie peut désormais bomber le torse et se gausser avec ostentation et mépris de ses adversaires petits ou grands. La dictature qui se battait, il y a peu, pour sa survie peut maintenant braver le monde et se targuer non sans fierté d'avoir réussi à briser l'étau qui menaçait un moment de l'étouffer.
Finies les insultes revanchardes et les allusions sibyllines, la Syrie se sent d'ores et déjà assez confiante pour dicter ses conditions et obtenir gain de cause. Et comment ne le serait-elle pas quand elle ne voit en face qu'une volonté de conciliation encouragée par un laxisme arabe légendaire ou servie par une idiotie criminelle française et une léthargie américaine !
C'est pourquoi Farouk El-Chareh n'a plus aucune raison de se tapir dans l'ombre. Il peut maintenant tenir salon pour saluer les performances des "amis de la Syrie" (avec en tête un Général défroqué dont le front dégarni a depuis longtemps cessé de rougir) et pour fixer la feuille de route des mois à venir. Les "amis" en question savent désormais à quoi s'en tenir et pour faire bonne mesure, ils envoient le gogo Michel Aoun au charbon en remplacement de la marionnette Berri devenue par trop désarticulée.
Mais la Syrie ne se contente pas de cela. Le hachoir portant le sceau de la dynastie Assad est toujours disponible et prompt à fonctionner en un clin d'œil. Il n'a jamais été aussi efficace pour vaincre les réticences et venir à bout des volontés les plus farouches.
En vient-on à suggérer le nom de François El-Hajj comme futur chef de l'Armée, un coup de sifflet suffit et la basse-cour syrienne se met tout de suite en branle pour conduire la voiture piégée la plus proche afin de faucher le maître d'œuvre qui a réussi à mettre en miettes la machination syrienne à Nahr-el-Bared.
Par la même occasion, la Syrie signifie aux Libanais qui commençaient naïvement à croire à leur indépendance (quelle insolence!) qu'il lui revient à elle et à elle seule de désigner le chef de l'Armée. Nul besoin de prévenir, il faut "guérir" tout de suite.
Le Général Sleimane devra comprendre à son tour qu'il ne sera toléré que s'il montre patte blanche à ceux qui l'ont jadis installé à son poste et surtout qu'il ne s'avise pas trop de jouer à l'équilibriste et de prêter l'oreille aux sirènes indépendantistes. Le hachoir est toujours prêt à servir. La liste est déjà trop longue et elle peut se rallonger encore !
Les boy-scouts du 14 mars, qui ne veulent toujours pas admettre leur défaite, doivent se mettre définitivement dans la tête qu'il ne leur reste plus qu'à signer une reddition sans conditions.
Après le dixième assassinat, ils ont peut-être commencé à comprendre. Les dénonciations fulgurantes d'hier se sont subitement transformées en chuchotements, car les vaincus finissent toujours par transformer leurs cris en chuchotements (Ingmar dixit !).
La Syrie peut désormais bomber le torse et se gausser avec ostentation et mépris de ses adversaires petits ou grands. La dictature qui se battait, il y a peu, pour sa survie peut maintenant braver le monde et se targuer non sans fierté d'avoir réussi à briser l'étau qui menaçait un moment de l'étouffer.
Finies les insultes revanchardes et les allusions sibyllines, la Syrie se sent d'ores et déjà assez confiante pour dicter ses conditions et obtenir gain de cause. Et comment ne le serait-elle pas quand elle ne voit en face qu'une volonté de conciliation encouragée par un laxisme arabe légendaire ou servie par une idiotie criminelle française et une léthargie américaine !
C'est pourquoi Farouk El-Chareh n'a plus aucune raison de se tapir dans l'ombre. Il peut maintenant tenir salon pour saluer les performances des "amis de la Syrie" (avec en tête un Général défroqué dont le front dégarni a depuis longtemps cessé de rougir) et pour fixer la feuille de route des mois à venir. Les "amis" en question savent désormais à quoi s'en tenir et pour faire bonne mesure, ils envoient le gogo Michel Aoun au charbon en remplacement de la marionnette Berri devenue par trop désarticulée.
Mais la Syrie ne se contente pas de cela. Le hachoir portant le sceau de la dynastie Assad est toujours disponible et prompt à fonctionner en un clin d'œil. Il n'a jamais été aussi efficace pour vaincre les réticences et venir à bout des volontés les plus farouches.
En vient-on à suggérer le nom de François El-Hajj comme futur chef de l'Armée, un coup de sifflet suffit et la basse-cour syrienne se met tout de suite en branle pour conduire la voiture piégée la plus proche afin de faucher le maître d'œuvre qui a réussi à mettre en miettes la machination syrienne à Nahr-el-Bared.
Par la même occasion, la Syrie signifie aux Libanais qui commençaient naïvement à croire à leur indépendance (quelle insolence!) qu'il lui revient à elle et à elle seule de désigner le chef de l'Armée. Nul besoin de prévenir, il faut "guérir" tout de suite.
Le Général Sleimane devra comprendre à son tour qu'il ne sera toléré que s'il montre patte blanche à ceux qui l'ont jadis installé à son poste et surtout qu'il ne s'avise pas trop de jouer à l'équilibriste et de prêter l'oreille aux sirènes indépendantistes. Le hachoir est toujours prêt à servir. La liste est déjà trop longue et elle peut se rallonger encore !
Les boy-scouts du 14 mars, qui ne veulent toujours pas admettre leur défaite, doivent se mettre définitivement dans la tête qu'il ne leur reste plus qu'à signer une reddition sans conditions.
Après le dixième assassinat, ils ont peut-être commencé à comprendre. Les dénonciations fulgurantes d'hier se sont subitement transformées en chuchotements, car les vaincus finissent toujours par transformer leurs cris en chuchotements (Ingmar dixit !).